· Pour la grâce et le talent de Julie Deliquet (Collectif In
Vitro)
Avant toute chose, je suis très sensible au jeu de Julie
Deliquet, tout en intelligence et en sensibilité.
En juin 2009, j'ai eu le plaisir de découvrir son travail en tant que metteure en scène
dans le
cadre du Prix Théâtre 13 à Paris... et sa version des Derniers remords avant l’oubli
de Jean-Luc Lagarce est portée par une remarquable direction d’acteurs. On a tendance à l’oublier, mais l’art de rendre naturel le ping-pong complexe d’un dialogue très écrit, est
peut-être plus ardu - et donc admirable - que toutes les scénographies du monde, aussi sophistiquées soient-elles. Julie y réussit magnifiquement.
Les spectateurs ont rejoint mon coup de cœur en lui remettant le Prix du Public. BRAVO !
Critique d'Anne Losq - Les Trois Coups (ici)
Critique de Franck Bordelle - CultureCie (ici)
Le Collectif In Vitro En savoir
plus...
· Pour l'univers déjanté et poétique de Sophie Perez et Xavier Boussiron
(Compagnie du Zerep)
Difficile de parler du travail de ce tandem artistique sans dénaturer leurs propos. Leur univers mêle théâtre, cabaret, musique, boulevard. C'est à la fois loufoque et intelligent, précis et insaisissable, irrévérent et tendre, hype et kitsch... et surtout JUBILATOIRE !
Jubilation en 2006 avec El coup du cri andalou. Un joyeux bric à brac savamment orchestré, où derrière l'apparance diablement potache du spectacle se révèle une réflexion sur l'art et son rôle.
Jubilation
en 2008 avec Gombrowiczshow. Spectacle-revue où la poésie succède au graveleux sans aucune véritable hiérarchisation, et où l'autodérision mène la danse. Mais cette dislocation radicale
de l'œuvre de Gombrowicz ne bafoue pas pour autant l'héritage et la beauté de sa langue. Derrière l'insolence de la mise en scène, c'est une vie qui se déploie et les différents textes et
"numéros" m'ont baladé à travers une pluralité d'émotions.
· Pour le travail de Denis Chabroullet (Théâtre de
la Mezzanine)
J'ai découvert le travail de Denis Chabroullet avec
La transhumance des riens (1997), puis Trésor Public (1999). Théâtre sans parole, ces spectacles m’ont interrogé sans que je m’y attarde vraiment…
Cependant, je gardais en mémoire des images fortes et je
continuais à suivre régulièrement le travail de cette "compagnie qui parle quand elle
en a envie".
L'envie... En 2008, j'ai poussé les portes de La Serre (lieu de la
compagnie) pour découvrir Nous
sommes tous des
Papous. Le choc, l’émotion totale renouvelés avec Côte d’Azur. La force des propos, la puissance des images, l’engagement charnel des
acteurs (avec un faible pour la présence de Clémence Schreiber) m’ont totalement bouleversé.
Depuis qu’il a abandonné la parole, Denis Chabroullet creuse son sillon, dans l'observation d'un monde composite, où ses visions radicales et poétiques créent un théâtre aussi fantasmagorique que politique.
Denis Chabroullet, "poète du désastre", UN GRAND METTEUR EN SONGE.
Les spectacles du Théâtre de la Mezzanine en tournée… En savoir plus...

